Parlons du travail…

Il faut d’abord l’acheter ce corail, ce n’est pas si simple ! Nous sommes confrontés à une concurrence effrénée, Les Napolitains ! Gros consommateurs et en place depuis toujours, ils achètent beaucoup et tout ce qui est péché, beau ou pas, gros ou moins, mais tout !
« Je me souviens dans les années 80 j’ai acheté du brut en Espagne tellement c’était difficile en Corse » mais petit à petit des liens se tissent, la confiance s’installe et les choses se passent mieux…
Nous travaillons le corail péché en Corse mais pour combien de temps ? Beaucoup de pêcheurs ont arrêté, ou ils n’ont plus l’âge, ou il est temps de se reconvertir ou comme beaucoup le disent, les récoltes ne sont plus satisfaisantes par rapport aux contraintes de vie, aux frais de plus en plus lourd et surtout aux risques importants que comporte ce métier si particulier.

Dans nos ateliers à Porto Vecchio comme a Torre del Greco nous ne travaillons plus que des pièces particulières, des tailles spéciales, ajustages ou autre travaux qui nécessitent un corail brut assez gros. Avec des couts de production trop élevés, nous ne pouvons plus réaliser tout ce qu’un atelier devrait faire pour utiliser l’ensemble de son corail, les pointes le ‘barbaresque’ le moyen et le gros… Alors j’ai essayé d’acheter seulement du gros corail, le ‘tenaillé’ ou des belle branches ! Cela a été possible quelques années ou l’offre était encore abondante, mais les dernières années ou la belle marchandise manque, les Napolitains sont plus exigeant avec les plongeurs et rouspètent si il manque trop de gros corail dans les lots…

Une chose importante, en dehors de bien acheter c’est de bien utiliser son brut, il ne faut pas tailler n’importe quoi dans n’importe quel morceau de corail ! La perte est déjà considérable si tout va bien dans une exploitation classique ont ressort 40% de corail travaillé et sur des pièces spéciales ont arrive au mieux a 20% soit 80% de pertes…

 

La première étape est le nettoyage du corail, on le trempe dans de l’eau et du chlore pendant quelques heures et les branches sont débarrassées de leur ‘peau’ elles laissent apparaître leur couleur naturelle, ont dégage grossièrement les excès de substrat (roche) et l’ont fait un premier tri par grosseur, en même temps on extrait les pointes qui peuvent être cassées a la main ce qui permet de bien prendre connaissance avec son brut! Là, on sait si ont a bien acheté !

L’étape suivante est primordiale pour bien rentabiliser son stock !

                         Le marquage, avec un crayon on désigne les coupes à réaliser, pour cela il faut connaître la demande ! Les gros ateliers qui stock savent, les plus petits hésitent et attendent la demande, c’est préférable !
« Pour mes fabrication je cherche plutôt au coup par coup dans le brut le morceau qui correspondra le mieux aux critères, comme la forme, la dimension, la couleur ainsi que la qualité »
A la scie circulaire diamantée avec un filet d’eau le corail est débité, le corail craint la chaleur par la flamme comme par échauffement avec un outil, il y a toujours pour le sciage le meulage ou le perçage de l’eau pour protéger cette matière précieuse et délicate.
Le corail n’est pas très dur (3.5) il se travail avec des outils diamantés des meulettes en tungstène  ou des meules carborundum, il craint les vibrations, celles-ci peuvent le fissurer, il faut être très attentif. Après la taille intervient le polissage, cette opération est différente selon le type de marchandises, les perles, cabochons ou petites pièces taillées comme des cœurs par exemple seront polis en quantité dans des tonneaux  remplis d’eau et de ponce. A Torre del Greco beaucoup d’atelier polissent de manière traditionnelle  dans un sac de jute qui est manuellement brassé sur ce qui pourrait ressembler a un lavoir en bois, la multitude de pièces en corail se frottent les une aux autres avec la ponce et l’eau comme des cailloux dans les courants d’un fleuve et se polissent ainsi. Les pièces plus importantes, plus fragiles ou sculptées sont polies sur des tours avec des brosses douces et différentes pates abrasives, le polissage donne un bel éclat et délivre la couleur finale du corail.

Pour entretenir le corail, précieux et délicat qui au fil du temps prends une patine naturelle il est recommandé après l’avoir porté de l’essuyer, de ne pas l’exposer a des produits cosmétiques. Si toutes fois son éclat était dégradé vous pouvez le laver a l’eau froide avec du  savon de Marseille, bien le sécher et le nourrir avec une matière grasse tel que vaseline ou huile naturelle.

 

La couleur, la qualité et le prix…
Plus de dix nuances de rouge existe en Méditerranée, les rouges orangés sont plus communs, les plus rares, très clair presque rose ou très foncé rouge carmin seront les plus cher ! La couleur n’est pas un critère de qualité, pour définir un classement il faut faire une distinction entre la qualité de la matière et celle de la manufacture. Un bon corail ne doit pas avoir de porosités pas de piqures pas de fissures ou fêlures, pour le travail c’est plus compliqué, pas de manque de matière une bonne symétrie pour les cabochons ou forme géométrique ou une belle rondeur pour les perles, pas d’éclatement au perçage. Pour les pièces sculptées c’est le gout et l’appréciation de chacun qui compte !

Le prix est d’abord défini par la grosseur du corail brut utilisé et celle obtenue, par la qualité du corail et par le temps de production (main d’œuvre) et depuis quelques années (2000) une majoration pouvant s’élever sur les grosses pièces très foncées a 30%, ceci par ce que rare mais a cause de la demande qui s’est portée sur ce rouge foncé.

Souvent à tort nos clients et clientes pensent que le très rouge est signe de qualité et qu’il est le plus beau ! Dans nos magasins nous avons toujours expliqué que la couleur est une question de gout. Pour trouver sa couleur ou plutôt sa nuance il faut essayer le bijou car selon sa carnation de peau, sa couleur de cheveux et même ses habitudes vestimentaire, le choix de la couleur serra plus évident.

Ces dernières années avec des récoltes restreintes et la rareté des grosses branches les prix on considérablement augmenté, de 10 a 25% pour le gros corail et plus comme expliqué précédemment si il est foncé. Le corail est très souvent monté sur de l’or de l’argent des métaux précieux qui ont  aussi augmenté ces derniers temps.

Comme vous pouvez voir dans le dossier « le corail » il existe dans les coraux précieux plusieurs espèces, deux de celle du Japon le moro(AKA) est très rare et très cher.
Le Peau d’ange (Boké) à une particularité, la branche de cette espèce n’est jamais rose du bas en haut et souvent veinée de blanc, il est difficile d’extraire un morceau de couleur uniforme ou par exemple d’assortir plusieurs pièces, ce qui le rend cher.

 

La Joaillerie en corail, précieuse et fascinante est toujours présente dans les collections prestigieuses et régulièrement le corail est mis a l’honneur  dans le monde de la mode, tant par les joailliers créateurs, les stylistes, les designers ou même les décorateurs. Osez un bijou en corail, est une façon de se démarquer des codes classiques et conventionnels. Porté, il sera remarqué et fera de vous quelqu’un de particulier !

 

Comme l’affirme des peuples depuis des millénaires, il vous portera bonheur !
« Je vous le souhaite » 

 
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